Léonie HUMBERT-VIGNOT (1878-1960)
Française
1878 – 1960
Léonie Humbert-Vignot est passionnée depuis son très jeune âge par l'art. Vers 1896, elle est l'élève d'Alexandre François Bonnardel (1867-1942) à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, puis de Marie Laforge, Marcel Baschet, Henri Royer et Édouard Toudouze à l'Académie Julian à Paris[5].
Ses inspirations artistiques sont nombreuses. Tant picturales avec Rembrandt que littéraires avec Émile Zola ou Fiodor Dostoïevski par exemple. Mais l'artiste garde tout de même son intériorité. Après ses études d'art, Léonie commence à exposer à partir de 1896, aussi bien à Lyon qu'à Paris. Elle est ensuite acceptée au Salon des artistes français aux alentours de 1908, et y exposera toute sa vie. Comme dit précédemment, elle a pour principal modèle Rembrandt dont elle admire la technique. Elle considère les œuvres de ce peintre comme les plus belles et en enverra certaines à son cousin dont elle est très proche[6]. Mais Léonie réussira à garder sa personnalité. Ses réelles expositions débuteront en 1918, au Salon de la Société lyonnaise des Beaux-arts (S.L.B.A)
Humbert-Vignot est une peintre post impressionniste[7], ce qui est très facilement décelable dans ses œuvres. Elle s'inspire non pas des époques antérieures mais de sa propre époque, ce qui lui assure un point de vue tout à fait juste. Elle peint essentiellement des nus, des portraits, des scènes de guerre, ou des fleurs, après la Grande Guerre. Ses inspirations viennent d'Espagne et notamment des gitanes. Les portraits de gitanes représentent selon les archives la majorité de son œuvre. Les femmes sont toutes représentées d'une même manière, soit en pose, soit en mouvement avec un côté plutôt sauvage. Ses peintures de guerre lui permettent d'extérioriser ses sentiments. Elle peint des corps abimés par la guerre, comme des corps décharnés. À la suite de ses peintures et de ses expositions, elle reçut bon nombre de prix et de récompenses. Tout d'abord, elle reçoit la première médaille de Lyon en 1908, puis en 1910 la médaille d'honneur ainsi que la médaille de Paris et le prix de l'État de Paris. En 1913, elle reçoit pour la première fois la médaille d'or de Paris pour le tableau Le Blessé. Et enfin, en 1922, elle devient officier de l'instruction publique.
Ses premières œuvres sont empreintes de réalisme, car ses peintures retranscrivent non pas la beauté mais la dureté du monde. À la suite des deux grandes guerres, Léonie décide de peindre des choses dans un ton beaucoup plus impressionniste avec des traits moins durs et des couleurs plus vives. Beaucoup de ses œuvres ont été perdues, dû au fait qu'elles étaient exposées dans des salons qui ne sont aujourd'hui plus trouvables. Les œuvres à l'époque étaient non localisées, ce qui explique cette importante perte. Par exemple, le Blessé, qui est une toile mesurant environ trois mètres de haut, est introuvable. La peintre la considérait comme sa toile préférée ; elle eut un grand succès aussi bien auprès des artistes que des spectateurs, et c'est la toile qui renforça sa notoriété[8].
Son œuvre est un mélange de charme, de sensibilité féminine et de force, de vigueur masculine. Ses tableaux sont plutôt petits. Elle peint beaucoup d'aquarelles et d'huiles sur toile, représentant des scènes de genre dramatiques et pittoresques. Son œuvre comporte surtout des portraits de femmes, qu'elles soient de sa famille avec le portrait de sa mère, ou moins proches d'elle avec la femme au bandeau ou les portraits de gitanes. Elle peint également un mouvement social avec les croquis qu'elle réalise pendant la Première Guerre mondiale. Ces croquis témoignent de l'horreur de cette période et de ce que la peintre a vu durant son service, classée dans la catégorie des impressionnistes.
Lorsque l'on observe les portraits de femmes de Léonie Humbert-Vignot, on voit qu'elle utilise souvent des couleurs assez vives qui attirent l'œil et qui mettent en valeur le sujet de l'œuvre. Les femmes représentées sont souvent souriantes, ce qui dégage une sorte d'aisance. Ces portraits pourraient être en quelque sorte représentatifs de la douceur féminine. Cependant, elle n'a pas peint uniquement des portraits de femmes, mais aussi des natures mortes, par exemple Pommes et raisins. Là aussi, les couleurs utilisées sont assez vives, et attirent par conséquent notre regard sur le tableau. Lorsqu'elle peint des nus, Léonie fait ressortir une certaine sensualité dans la position de ses modèles, souvent enveloppés d'un tissu qui donne une certaine impression de légèreté.
Ses inspirations artistiques sont nombreuses. Tant picturales avec Rembrandt que littéraires avec Émile Zola ou Fiodor Dostoïevski par exemple. Mais l'artiste garde tout de même son intériorité. Après ses études d'art, Léonie commence à exposer à partir de 1896, aussi bien à Lyon qu'à Paris. Elle est ensuite acceptée au Salon des artistes français aux alentours de 1908, et y exposera toute sa vie. Comme dit précédemment, elle a pour principal modèle Rembrandt dont elle admire la technique. Elle considère les œuvres de ce peintre comme les plus belles et en enverra certaines à son cousin dont elle est très proche[6]. Mais Léonie réussira à garder sa personnalité. Ses réelles expositions débuteront en 1918, au Salon de la Société lyonnaise des Beaux-arts (S.L.B.A)
Humbert-Vignot est une peintre post impressionniste[7], ce qui est très facilement décelable dans ses œuvres. Elle s'inspire non pas des époques antérieures mais de sa propre époque, ce qui lui assure un point de vue tout à fait juste. Elle peint essentiellement des nus, des portraits, des scènes de guerre, ou des fleurs, après la Grande Guerre. Ses inspirations viennent d'Espagne et notamment des gitanes. Les portraits de gitanes représentent selon les archives la majorité de son œuvre. Les femmes sont toutes représentées d'une même manière, soit en pose, soit en mouvement avec un côté plutôt sauvage. Ses peintures de guerre lui permettent d'extérioriser ses sentiments. Elle peint des corps abimés par la guerre, comme des corps décharnés. À la suite de ses peintures et de ses expositions, elle reçut bon nombre de prix et de récompenses. Tout d'abord, elle reçoit la première médaille de Lyon en 1908, puis en 1910 la médaille d'honneur ainsi que la médaille de Paris et le prix de l'État de Paris. En 1913, elle reçoit pour la première fois la médaille d'or de Paris pour le tableau Le Blessé. Et enfin, en 1922, elle devient officier de l'instruction publique.
Ses premières œuvres sont empreintes de réalisme, car ses peintures retranscrivent non pas la beauté mais la dureté du monde. À la suite des deux grandes guerres, Léonie décide de peindre des choses dans un ton beaucoup plus impressionniste avec des traits moins durs et des couleurs plus vives. Beaucoup de ses œuvres ont été perdues, dû au fait qu'elles étaient exposées dans des salons qui ne sont aujourd'hui plus trouvables. Les œuvres à l'époque étaient non localisées, ce qui explique cette importante perte. Par exemple, le Blessé, qui est une toile mesurant environ trois mètres de haut, est introuvable. La peintre la considérait comme sa toile préférée ; elle eut un grand succès aussi bien auprès des artistes que des spectateurs, et c'est la toile qui renforça sa notoriété[8].
Son œuvre est un mélange de charme, de sensibilité féminine et de force, de vigueur masculine. Ses tableaux sont plutôt petits. Elle peint beaucoup d'aquarelles et d'huiles sur toile, représentant des scènes de genre dramatiques et pittoresques. Son œuvre comporte surtout des portraits de femmes, qu'elles soient de sa famille avec le portrait de sa mère, ou moins proches d'elle avec la femme au bandeau ou les portraits de gitanes. Elle peint également un mouvement social avec les croquis qu'elle réalise pendant la Première Guerre mondiale. Ces croquis témoignent de l'horreur de cette période et de ce que la peintre a vu durant son service, classée dans la catégorie des impressionnistes.
Lorsque l'on observe les portraits de femmes de Léonie Humbert-Vignot, on voit qu'elle utilise souvent des couleurs assez vives qui attirent l'œil et qui mettent en valeur le sujet de l'œuvre. Les femmes représentées sont souvent souriantes, ce qui dégage une sorte d'aisance. Ces portraits pourraient être en quelque sorte représentatifs de la douceur féminine. Cependant, elle n'a pas peint uniquement des portraits de femmes, mais aussi des natures mortes, par exemple Pommes et raisins. Là aussi, les couleurs utilisées sont assez vives, et attirent par conséquent notre regard sur le tableau. Lorsqu'elle peint des nus, Léonie fait ressortir une certaine sensualité dans la position de ses modèles, souvent enveloppés d'un tissu qui donne une certaine impression de légèreté.